Jodi

designer

Jodi, c’est Jonathan Perret : serrurier, soudeur, bricoleur, inventeur, réparateur, mais est surtout designer.

 

Trublion à l’école, Jodi ne tenait déjà pas en place : « ce que j’aimais par dessus tout, c’était la mécanique, monter, démonter des objets et avoir les mains sales », raconte-t-il en souriant. A 16 ans, il fabrique des bijoux en inox pour offrir à sa copine et sa maman, ou des lacets en aluminium, le tout en parfait autodidacte. « Lorsque j’accompagnais ma maman dans un magasin de meubles, elle devait me chercher partout dans les rayonnages car je m’inventais un monde dans lequel c’est moi qui avait fabriqué tous ces beaux objets qui m’entouraient. »

Il a également longtemps suivi son beau-père lors des expositions des stands « Streule ski suisse » (ndlr : fabricant suisse de ski haut de gamme) dont il admirait les présentoirs. C’est certainement de là que son nées ces deux passions : les belles choses et le sport de glisse.

 

En effet, même s’il se prédestinait à un apprentissage de décorateur d’intérieur, c’est au sein de l’entreprise Juracime qu’il se forme en tant que constructeur d’appareils industriels. Une entreprise – qui l’eût cru - qui a inspiré sa créativité : « je rêvassais devant le bâtiment en imaginant le reprendre un jour et en faire un lieu multiculturel. Mais c’est une fabrique de ciment, si ça se trouve, il n’y a que moi pour trouver ça beau ! », s’exclame Jodi.

 

Une fois son CFC en poche, son beau-père l’aiguille vers un ami qui cherche un réparateur de ski à Crans-Montana. La neige, le ski, le snowboard ont rempli chaque hiver des six années qui vont suivre. Durant l’été, il retrouvait sa casquette de serrurier pour monter des antennes en Haut-Valais ou participer à la fabrication de la cabane du Mont Rose. Mais comme durant le peu de temps libre qu’il lui restait, il continuait de créer des objets, il passe le concours de l’ECAV, l’Ecole cantonale d’art du Valais. Pour payer ses études, il s’arrange avec son patron serrurier pour travailler durant les vacances. « J’ai bossé dans le tunnel du Gothard. C’était très dur, on s’y rendait par un train de mineur qui valdinguait dans tous les sens et on s’enfonçait dans la montagne à 1000 mètres de profondeur, puis à 1000 mètres en dessous du sol, par un ascenseur. »

 

C’est lorsque son père tombe malade et qu’il se trouve sans le sou après trois ans d’études, qu’il décide de retourner à Neuchâtel, sa ville natale. Sa deuxième vie démarre.

Il devient prototypiste pour Rolex, un métier qui lui apporte une vraie dextérité pour les objets précieux. A côté, il s’occupe  de l’école de voile de son père, sis au bord du lac de Neuchâtel. Après le décès de leur père, il y a trois ans, Jodi et son frère décident de garder ce lieu. C’est avec sa compagne qu’il la transforme en « bar du bassin bleu », une terrasse désormais prise d’assaut en été, mais également lors de la fête des vendanges pour son pur son électro.

 

Aujourd’hui, il continue à travailler le fer, à s'occuper du bar avec son amie et il crée : tables, lampes, mobiliers de bar, avec un leitmotiv repris de l’un de ses mentors : « Le plus important dans la création, c’est la recherche et le travail. »

 

Sa troisième vie ne fait que commencer…

 

Lampe JO-LI

 

 

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